Qu'est-ce qu'un logiciel de chiffrage bâtiment ?
C'est l'outil qui transforme des quantités en prix : chaque ouvrage reçoit son temps de main-d'œuvre et ses fournitures, ce qui donne le déboursé sec, puis un coefficient le porte au prix de vente. Le devis n'est que la mise en forme de ce calcul.
La différence avec un tableur ne tient pas au calcul, qu'Excel fait très bien, mais à la bibliothèque : dans un logiciel de chiffrage, les ouvrages et leurs prix vivent à un seul endroit et servent tous les devis. Corriger un prix fournisseur, c'est corriger tous les devis à venir.
C'est le métier même de l'économiste : chiffrer avant de construire. Le logiciel économiste de la construction et le logiciel de chiffrage d'entreprise partagent d'ailleurs la même mécanique, seul le point de vue change — l'un chiffre pour le maître d'ouvrage, l'autre pour vendre.
Du déboursé sec au prix de vente
Séparer les deux est ce qui protège la marge. Le déboursé sec dit ce que l'ouvrage coûte réellement à réaliser ; le coefficient couvre les frais généraux et le bénéfice. Tant que les deux sont confondus dans une seule ligne, une remise se consent à l'aveugle.
C'est aussi ce qui rend le chiffrage discutable en interne : on voit quel poste pèse, et où une négociation fournisseur a un effet réel. Le sujet est traité en détail dans notre article sur le passage des quantités au prix de vente.
Le chiffrage n'est pas une étape isolée
En amont, les quantités viennent du métré bâtiment : elles ne se retapent pas. Sur un projet solaire, elles viennent du logiciel de calepinage photovoltaïque, et le prix obtenu nourrit l'étude de rentabilité photovoltaïque.
En aval, le devis accepté devient le budget du chantier, celui que suit le logiciel de suivi de chantier. C'est ce qui permet de comparer ce qui a été vendu à ce qui a été dépensé — la seule façon de savoir si un chiffrage était juste.